Mon parcours

Il me semble que tout a commencé lors de la perte d’un être cher. La déprime s’installe et elle dure. J’ai commencé à moins me nourrir car la douleur de la perte faisait que je n’avais plus tellement d’appétit. Et puis c’était une manière de prendre le contrôle de ce qui est contrôlable. La perte de quelqu’un et le deuil font que nous n’avons pas d’emprise dessus.

Et il y a cette victoire que l’on voit, qui est palpable par la perte progressive de kilos, on se sent mieux, plus jolie, et on se sent maître de nos sensations, de nos émotions.

 

L’origine de la maladie

Mais je crois que cette perte a aussi été l’occasion de faire remonter à la surface un passé d’abandon et de conflit avec ma mère. Je pense que ce fut l’origine réelle de ma période d’anorexie. Refuser d’être mère à son tour, refouler sa féminité, refuser de manger comme quand nous étions enfants pour faire réagir maman…

L’abandon par ma mère je l’ai vécu bien trop tôt, 18mois. Les symptômes se sont manifestés différemment au début. Ils se sont montrés sous forme de terreurs nocturnes, d’hyperactivité à l’école et par la peur d’être seule.

Je me souviens toutefois, par la suite, lorsque j’ai grandie, que je souffrais tout de même de soucis alimentaires. Ma grand-mère m’a rappelé que je mangeais que très peu et étais très sélective (pâtes, patates, riz). Et encore, la plupart des aliments que j’avais dans l’assiette finissait sous la table puisque je les jetais au chien.

Je vous laisse lire la suite sur le blog Bernieshoot qui à bien voulu me faire une place dans sa tribune, je le remercie grandement.

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4 comments
  • marie kléber
    4 octobre 2015 at 21 h 06 min

    Merci à toi de partager sur cette douloureuse période de ta vie. Je file lire ton article…
    Bises ma belle

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    • Neurones En Eventail • Post Author •
      4 octobre 2015 at 21 h 13 min

      Ça fait du bien de poser des mots sur les choses et si ça peut servir, tant mieux
      Bises

      Reply
  • Ronia
    4 octobre 2015 at 12 h 30 min

    C’est un très beau témoignage, et je me sens directement touchée. Directement, car je me sens pleinement concernée. Il y a un an, presque jour pour jour, je suis partie pour 2 semestres à l’étranger. Au bout de 3 mois, pour l’anniversaire de ma Maman adorée je suis rentrée. Sans m’en rendre compte (ou presque), j’avais perdu 10 kilos. Je suis passé de 55 kilos, pour 1m63 à 45 kilos. Juste comme ça… Et je me sentais bien, jusqu’à là. Mon copain, ma mère, tous ces gens que je n’avais pas vu depuis quelques temps m’ont fait des remarques sans gants. Ils ont eu raison, je ne mangeais rien, une pomme par jour parfois avec une carotte en plus. Après 6 mois, je suis rentrée, et je ne suis jamais repartie. Exténuée, fatiguée et dépressive. Aujourd’hui, 6 mois de remise sur pieds, des heures chez mon psy, de l’acupressure, des méthodes alternatives et surtout beaucoup d’amour… J’ai traversé la contre-balance, avec six mois de boulimie – vomitive, puis non-vomitive. Des quantités astronomiques ingérées, tout ce dont je m’étais privée. Et puis ça s’est doucement reglé, je vais mieux, j’ai retrouvé mes 55 kilos, et je ne considère pas en avoir 10 de trop, peut être 3 ou 4. La confiance revenant, j’ai repris les études, un peu de sport et beaucoup de plaisir. Alors, ça se réglera, patience. Les crises boulimiques s’espacent, parfois j’ai une phase hystérique, mais je ne me culpabilise plus. Je suis encore loin de celle que j’étais avant de partir. Mais je suis également loin de celle que j’étais l’hiver dernier. Il faut laisser du temps au temps…

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    • Neurones En Eventail • Post Author •
      4 octobre 2015 at 13 h 12 min

      ah quelle saloperie tout ça…. c’est déjà bien que tu t’en soit rendue compte vite. Et malheureusement je pense qu’il restera toujours une part résiduelle en nous de cette maladie en nous. Il faut juste faire attention.

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