Ma place est-elle utile à notre société ?

Est-ce que je suis utile ? Réellement utile ? Mais quel questionnement m’est encore passé par la tête aujourd’hui…

Est-ce que je m’occupe de la famine au Yémen ? Non.

Est-ce que je donne un repas au SDF du coin de la rue ? Non.

Est-ce que je pollue ? Sans doute. Pourtant je trie, je consomme moins, je fabrique mes produits… Mais j’ai toujours une empreinte carbone.

Qu’est-ce que j’apporte à la société ? Je ne sais pas.

Quel combat j’effectue ? Aucun.

Quelle cause je soutiens réellement, activement ? Aucune.

humain

Est-ce que j’enseigne aux autres les valeurs essentielles ? Le respect de ce qui nous entoure ? Juste à mon simple niveau et peut-être pas avec la meilleure des pédagogies.

Je prends soin des autres de part mon métier, mais avec les moyens financiers et matériels que m’octroie mon hôpital. Pourrais-je faire mieux ? Plus ? Sans doute. Sûrement.

J’ai des idées, je les respecte, les Hommes aussi je les respecte, la nature également. J’ai pleins d’idées, j’ai soif de nouvelles idées, de nouveaux moyens, de nouvelles solutions. Mais voilà, je constate que je ne m’investis pas financièrement dans une cause, malheureusement je n’ai pas des largesses financières pour le faire. Je n’ai pas le temps de défendre ou militer pour une cause, une fondation… Un travail, des enfants, un quotidien à gérer et le sport que je pratique.

Et je suis révoltée par ce monde qui nous entoure. Où les riches vivent de plus en plus richement sur notre dos. Nous accusant de tous les maux de la société et ne se remettant pas en question. Nous sommes les coupables, de la pollution, de la surconsommation… Nous subissons la mondialisation, la capitalisation. Et pourtant, nous sommes de bons boucs émissaires. Les grandes sociétés, les industriels vivent de manières démesurées, prennent des décisions qui ne correspondent en rien avec nos vies actuelles. Tout est question de rentabilité. Notre gouvernement, lui, vit bien au-dessus de ses moyens, son train de vie est financé par nos impôts en tout genre, leurs lois émises sont sans rapport avec ce qu’on attend réellement sur le terrain. Et tous ceux-ci ne se préoccupent pas de leur prochain, concrètement j’entends, sincèrement, avec empathie et bienveillance. Pourtant ils ont les moyens, ils peuvent financer du temps aux autres, ils peuvent dicter des lois pour améliorer le monde, le quotidien de chacun, la planète en disant stop aux industriels qui pillent notre nature et notre porte-monnaie.

Mais rien. Alors oui, je m’interroge sur mon rôle qui est insignifiant mais le leur est encore moindre et faux par rapport à leur puissance qui leur revient.

Et tout ça me laisse un goût amer, une sensation de trahison et un goût d’inachevé si ce n’est d’échec….

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Comments

  1. Pat says:

    Mêmes interrogations avec mes exutoires, mes révoltes et mes espoirs mais tu exprimes vraiment bien les tiennes.

    1. Ça me touche beaucoup et je penses qu’on est tous en ras-le-bol bol quand on voit ce que devient le monde et que nos simples minimes actions n’ont que peu de répercussions pendant que certain ont les moyens d’en faire bien plus

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