Mais que peut-il bien se passer dans la tête d’une runneuse ?

C’est une question un peu étrange, mais n’avez-vous pas envie de savoir ce qu’il s’y passe dans cette caboche ?

Parce que bon nombre d’entre-vous trouve déjà étrange le fait que l’on puisse courir après rien, selon Chéri, mais ce qu’il y a dans notre tête l’est bien plus encore, je vous jure !

Bref, quand je pars pour un Run de 10 km, voilà comment cela se trame dans ma petite tête :

runneuse

1er km : Enfin, j’ai eu le temps de partir courir, ça me manquait depuis le temps… 2 jours sans run quoi ! Qu’est-ce qu’on est bien là ! Loin de tout, seule avec mes jambes et mon cardio,

2 ème km : Ca y est, mes muscles se mettent en condition, j’ai de la bonne musique dans les oreilles, un petit Ed Sheeran, je prends du temps pour me faire plaisir, je savoure les pas qui s’allongent sur le sentier, c’est limite jouissif !

3 ème km : Que c’est bon ça, ça fait trop du bien de courir, j’aime sentir les muscles se mobiliser pendant mon Run, mon souffle se fait entendre un peu plus que sur le premier km, je contemple toujours le paysage ici et là tout en écoutant de bons artistes,

4 ème km : Tiens, j’en suis déjà là, je ne pensais pas avoir parcourus déjà 4 bornes, mon esprit était trop dispersé de bonheur, ça doit être ça. Les vaches me regardent d’un air dubitatif me semble-t-il ? Non ?

5 ème km : Ca y est j’ai atteint mon mi-parcours, facile, les doigts dans le nez, en même pas 30 minutes ! Ce qui me donne une bonne moyenne de course, du coup, je vais réussir le 10 en moins d’une heure ! Yeah !

runneuse

6 ème km : Mon cerveau commence à se concentrer un peu plus sur ma course, mon rythme, mon parcours. Pourquoi j’ai pris cette route et pas celle-là ? J’avais oublié ma petite douleur au genou droit tiens ! C’est rien, dans 5 minutes, je l’aurais oubliée. Mais merde, pourquoi vient-elle m’embistrouiller ?

7 ème km : Et dire qu’il y a des gens qui sont capables de faire moins de 5min/km, mais comment font-ils ? Je n’y arrive pas moi, sauf quand je me laisse pousser par une rafale de vent… Oui je triche un peu 😉

8 ème km : Je ne l’aime pas celui-ci, je crois que c’est le plus dur. Je sais que je ne suis pas encore arrivée, que je n’ai même pas de raccourci à prendre pour rentrer plus vite et je dois continuer. Parce que quand j’ai un objectif en tête, je m’y tiens, sinon c’est l’échec pour moi. Bref, il n’est toujours pas fini le 8ème ? Ah bah non, me reste encore 500 mètres… Pfff. Un semi ? Je n’y arrivais jamais !

9 ème : Trop cool, je suis presque arrivée, en fait ce n’était pas si compliqué, je pourrais bientôt tenter le 15 km. Mais bon aurais-je le bon rythme ? De toute façon, je m’entraîne pour le marathon l’année prochaine, alors le rythme, ce n’est pas ma priorité ! Quoi que ?

10ème km parcouru : Me voilà arrivée, déjà ! Bah merde alors, j’étais pleine de capacité là en fait ! J’aurais pu doubler mon parcours je suis sûre ! Trop la loose de rentrer. Bref j’ai passé un super moment. Dans deux jours je repars ! Yes !

 

Voilà approximativement ce qui se passe dans la tête d’une runneuse sur 10 km. Bon, quand il pleut ou que les rafales de vent avoisinent les 30km/h, j’avoue que mon vocabulaire est un peu plus libertin : “Putain de merde, j’en ai plein le cul de ce temps de merde”

Et vous alors, ceux qui courent les 20 km, vous avez quoi en tête ?

 

Tous les articles Run ici 😉

 

Sources images :

pinterest.com

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7 comments
  • Le run m'a tué... - Neurones en Eventail Neurones en Eventail
    13 octobre 2017 at 13 01 36 103610

    […] foulées, de sous-bois en sentiers, mais surtout de bitume en macadam… J’ai parcourus, avalés des kilomètres, usés des paires de baskets… I-Tunes m’a accompagné, Deezer m’a porté. […]

    Reply
  • Elodie S
    9 mars 2017 at 14 02 07 03073

    Pour ma part, c’est au 7ème km que je commence à m’impatienter un peu…C’est là que je galère le plus. Quand il ne reste “que” 2km…je me dis: “easy”. Mais quand il en reste 3…c’est comme si c’était le bout du monde haha.

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  • Corinne (Couleur Café)
    9 mars 2017 at 12 12 17 03173

    Je ne suis pas très fan mais quand j’ai l’occasion de temps en temps de courir (pas 10 km hein :p), à l’arrivée je suis contente de l’avoir fait, et surtout je sens que çà me fait du bien !

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    • Neurones En Eventail • Post Author •
      9 mars 2017 at 13 01 58 03583

      Carrément, c’est libératoire, c’est de la bonne fatigue. ON se retrouve avec soi-même… que du bonheur quoi 😉

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  • Une passion grandissante... - Neurones en Eventail Neurones en Eventail
    9 mars 2017 at 12 12 15 03153

    […] Dans la tête d'une runneuse […]

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  • Bien dans ma peau | LE SECRET
    9 mars 2017 at 12 12 11 03113

    Haha j’adore ton article 😀
    Par contre pour ma part, généralement, dès le début de la course je râle, surtout quand je sens que je fais plus d’asthme que d’habitude et que tout mon corps est lourd du coup…

    Mais les journées où c’est nickel niveau poumons, je suis trop heureuse de courir! Et mes pensées ressemblent à celles de ton article 😀

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    • Neurones En Eventail • Post Author •
      9 mars 2017 at 13 01 59 03593

      Ravie que ça te plaise. Cela doit être dure de runner quand on fait de l’asthme ? Tu as des précautions particulière mis à part la Ventoline ? Bises

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